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 ♣ S O R A R U ; je crierai la verité, quitte a en crever. {100%}

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Soraru O. Kurushii
♣ CO FONDA
grapheuse ultime ~
♣ CO FONDAgrapheuse ultime ~
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Points : 195
Date d'inscription : 10/04/2012
Age : 19
Localisation : Dans le lit de Valshe ♥ /BUS/

Dis-nous tout ~
“ Guilde: Ihô Neko
“ Race: Mage
“ Age: Environ vingt ans
MessageSujet: ♣ S O R A R U ; je crierai la verité, quitte a en crever. {100%}   Mer 11 Avr - 22:41




PRENOM Ϟ soraru
NOM Ϟ oshiete kurushii
AGE Ϟ environ vingt ans
GUILDE Ϟ ihô neko
RACE Ϟ mage puissante
CODE REGLE' Ϟ yep by sora toute puissante





FEAT Ϟ 96neko
.............................................

CARACTERE Ϟ Soraru Oshiete Kurushii. Rien que le nom peux donner une idée sur son mental. En français, il pourrait s’interpreter par “ Pourquoi le ciel est douloureux ? ”. Pas très acceuillant, je dois vous l’avouer. La suite ne l’est pas plus. Aux premiers abords, la jeune femme fait peur. Oui, j’ai bien dit peur. Entre ce sourire de psychopathe scotché sur le visage, et sa façon de parler toujours si enigmatique, on se demande quel genre de personnage se cache derriére ce cinéma. Bien qu’assez agréable au debut, vous avec interet a lui plaire. Sinon, son sourire disparait bien vite, et son ton pourrait devenir bien moins chaleureux. Il est dur de recuperer le premier jugement que Soraru peut avoir sur vous. Car oui, la demoiselle est rancuniére, et extremement borné. Si elle veut se jeter d’un pont pour voir ce que ça fait, rien ne pourra l’arreter – rigolez pas, elle l’a déjà fait… De même que si vous avez une seule fois trahis sa confiance, vous pouvez vous accrocher pour la recuperer mémére. A l’inverse, si vous lui plaisait des le premier abord, et que ne lui avait jamais fait aucun mal, elle peut être vraiment douce, et presque tendre. Je dit bien “ Presque. ” Seul les membres de sa guilde ont le droit à son côté tendre. Au QG, Soraru est comme la marraine d’un peu tout le monde ! Une vrai maman poule ! Le premier qui touche a un de ses protégés, elle le bouffe tout cru, et il est pas prés de revoir le jour. Même s’il existe un protégé parmis les protégés, Valshe, avec qui elle a un lien assez… Complexe va-t-on dire (cf. histoire et carnet de relations). Mais depuis le debut, on ne parle que de l’exterieur. Et qu’est-ce qui se passe dans la tête de Soraru ? C’est simple : c’est juste enormément de sentiments, d’emotions, et de ressentis en vrac. Comme l’envie, la jalousie, la rage, la haine, la tendresse, la vie, la mort… Mais tout ça est surplombé par une seule caractéristique – si je peux apeller ça comme ça : la Folie meurtriére. La jeune femme a besoin de tuer, de sentir le sang sur ses doigts, d’entendre et de voir l’agonie de ses victimes poussant son dernier souffle. Mais ce recoin de sa personnalité, peu la connaisse, étant donné que tous sont morts à ce jour. Tous sauf un. Un cas exceptionnel qui a sut l’arreter à temps. Bref, j’ai normalement tout dit… Alors passons à la suite voulez-vous !
PHYSIQUE Ϟ Bien, le physique. Commençons par le commencement. Soraru posséde un visage doux, bien que reguliérement non naturel, caché par une couche de maquillage. Ce visage est encadré par de courts cheveux blonds, aux reflets d’or, et ponctué par de grands yeux d’un rouge-orange. Certains se perdent facilement dans ces orbes de feu. Juste un peu plus bas, on retrouve un nez a l’arrête fine, suivit par une bouche pulpeuse, bien que percés a quelques endroits. Et oui, le grand kiff de la jeune femme, c’est les piercings. Elle en a un à la langue, juste un simple rubis de petite taille. Trois autres sont sur sa lévre – deux anneaux et un labret. Au niveau des oreilles, on en compte dix a l’oreilles droite – un de cartilage qui lui prend tout le haut de l’oreille, deux labrets sur le cartilage de nouveau, deux anneaux, un tragus, et enfin trois autres labrets sur le lobe d’oreille – et cinq a l’oreille gauche – deux labrets sur le lobe d’oreille et trois anneaux le long du cartilage. Sa “marque de frabique” est la chaine qui relie l’un des anneaux de sa lévre a un de ceux de son oreille droite. Une difference de plus dont elle est extremement fiére.

Pour suivre avec le haut du corps, sa tête se porte sur un cou gracile, suivit pas des epaules assez carrés au vue de sa musculature assez imposante. Mais malgré tout, elle reste plaisante au regard. En générale, elle est fine et elancé, que se soit au niveau de la taille ou des bras. Petit detail, mais vraiment petit. Elle est quasi… Plate. Je dit bien quasi ! A son âge, elle ne mets encore que du B. Quel dommage. Au grand damne de certaines, beaucoup d’hommes la prefére par rapport aux autres, qui pourraient avoir un physique plus… Avantageux diront-nous. Surement son caractére trempé. Ou tout simplement son rang de chef de guilde. Bien qu’ayant pourtant utilisée la LHC, Soraru fait partie du rare pourcentage a n’avoir eut aucune sequelle, si ce n’est une grande magie en repartie. Aucune oreilles de Neko ne se cache dans ses cheveux, vous pouvez regarder ! La seule marque de l’appartenance à sa guilde est le 96 tatoué sur sa joue droite. Assez reperable, je dois vous l’avouer. Mais après tout, pourquoi cacher son appartenance a l’une des guildes les plus puissantes du pays ?

Passons maintenant à l’habillement. Vous l’aurez surement compris avec les piercings, Soraru a un certain gout pour les vetements dans le style gothique, sans pousser à l’extreme non plus. Un savant melange de son ancien style, et celui actuel. Car avant, elle avait plutôt l’habitude de s’habiller dans des couleurs flashy et vives, comme le rose, ou l’orange. Vous me direz que maintenant, elle est tout aussi visible. Entre ses piercings, sa chaine, son tatouage, et son style… Enfin, parlons concrétement. Vous la verrez reguliérement passé dans un jean dechiré, laissant parfois entrapercevoir la peau de sa cuisse. Si ce n’est pas ça, elle préférera un simple jean noir delavé. Pour le haut, c’est très… Changeant, passant du simple debardeur blanc, surmonté d’une veste en cuir marron, a la chemise toujours blanche, cravate rouge et veste sans manche noir. Concernant les accessoires, c’est plus restreint. Elle porte toujours son collier – de chien ?! °° - en cuir large qui enserre son cou, et une bonne dizaine de bagues. Elle a aussi presque tout le temps sa chaine, avec un pendentif en croix, qu’elle tient de sa sœur. Niveau bracelet, elle en porte un principalement, qui se detache en deux parties : une partie en cuir large, comme son collier, et deux chaines accrochée a la premiére partie. Ah oui, j’ai faillit oublier. Elle a souvent un bracelet qu’elle porte sur le haut du bras, et de longues mitaines noire-marron qui prennent tout son bras. Cette fois-ci, c’est fini !
MAGIE Ϟ Une partie assez complexe que celle de la magie. Soraru est une des rares personnes a avoir utilisée la LHC, une Lachryma interdite par l’Etat, determinée comme dangereuse, voir mortelle. Mais vous connaissez la bête, rien ne l’arrête, même pas les freins. Et la, une question vous brule les lévres : mais pourquoi n’est-elle pas morte ? Ou même, pourquoi n’a-t-elle pas d’oreilles de Neko ? Et oui, madame est vraiment différente. Bien qu’elle a souffert un long moment a cause de cette Lachryma, elle a echappée a la Faucheuse, et a tirée le meilleur partie de la pierre. Elle est la premiére a n’avoir eut aucune sequelle de son utilisation, et est devenue l’une des plus grandes mages du pays. De plus, son pouvoir un peu special en etonne plus d’un. Un pouvoir psychique, ce n’est pas repandue par ici. Plus precisement, Soraru maitrise une “telekinesie” ameliorée, si l’on peut apeller ça comme ça. Tout ce qu’elle a put toucher ou même effleurer, se retrouve en son pouvoir. A partir de là, elle peut faire faire un mouvement, soulever un individu sans le toucher, ou même le tuer, sans aucun soucis. Mais, oui, vous me direz que ça n’est que de la telekinesie normale. Certes. Mais en plus de ça, la mage sait aussi controler les ressentis, et les emotions des autres. Toujours avec un simple toucher. A un point, que en fermant son point sur le poignet d’un adversaire, ce dernier peut avoir l’impression que son poignet s’ecrase, et le fait plus souffrir que la normale, alors qu’elle l’effleure à peine. Préférant neanmoins le corps-à-corps, elle n’utilisera que rarement sa magie face a un adversaire qui utilisera lui aussi la magie. D’ailleurs, vous la verrez plus reguliérement en train de se battre au katana ou utiliser une arme à feu que sa magie…



Une histoire de couleur en noir et blanc.

AVERTISSEMENT. - L'histoire ci dessous contient des scénes de violences extrémes, et a deja choquée plusieurs membres. Je poste cet avertissement pour les âmes sensibles par ici. Toute l'histoire est sombre, et n'est pas conseiller pour les deprimés ;D


Le treize janvier. - Les cris de deux enfants résonnaient dans la salle aseptisée de la clinique. Deux médecins tenaient dans leurs bras deux jumelles. Epuisée par son effort surhumain, la mère était haletante sur son lit d’hôpital, les yeux mi-clos. Quant au père… Il n’était pas présent, mort depuis maintenant trois mois. Reprenant lentement ses esprits, la mère put prendre dans ses bras les deux progénitures, qui s’étaient tues, et regardait l’environnement avec de grands yeux étonnés. Les deux avaient des yeux bleus comme le ciel. Une couleur qu’elles tenaient de leur géniteur. En y pensant, une larme coula le long de la joue de la mère. « Soraru & Reiko. » Deux noms. Deux vies différentes. Probablement simples et monotones. Mais qui aurait pu deviner que tout aller déraper ? Personne surement.

Quatre ans plus tard. Vingt mai. - « Maman, maman ! Regarde ce que je sais faire ! » Debout sur le plan de travail de la cuisine, Reiko fit jouer de ses mains au-dessus de l’évier plein d’eau. Quelques secondes plus tard, l’eau se détacha du fer inoxydable du lavabo, et tourbillonna, avant de former un cœur quasi-parfait. Un sourire étira les lèvres de la mère qui applaudit. « C’est bien ma chérie ! Bravo ! Tu me rappelles moi à ton âge. » La gamine sauta de son perchoir et alla dans les jambes de sa mère. « Racontes-moi maman ! Racontes-moi ! » Elle sautilla sur place en levant les mains dans le haut. La prenant dans ses bras, la jeune femme partit s’asseoir sur un tabouret. « Avec plaisir ma chérie ! »

Juste un peu plus haut. Là, dans sa chambre. Soraru était allongée par terre, et écoutait tout le tintamarre qui se passait au rez-de-chaussée. Rien que la voix de sa sœur lui arracha une grimace dégoutée. Et que sa mère réponde si gentiment lui fit fermer les yeux quelques secondes. « Salope. » Elle haïssait sa famille. Tous aux pieds de Reiko, la petite prodige, alors qu’il se foutait comme d’une guigne de la “ tache ” qui noircissait le blason familiale. A quatre ans, Soraru ne savait pas encore maitriser la magie. Pour une famille remplie de grands mages puissants, c’était une honte. Lorsqu’elle entendit la voix de sa mère expliquer son enfance a sa sœur, elle se leva de suite et frappa un énorme coup dans le mur de sa chambre. Une de ses jointures venait de craquer dans un bruit pas trop rassurant, mais elle n’y prêta aucune attention. Faisant les cents pas dans sa chambre, les poings serrés, elle crut à ce moment que rien n’attiserait sa haine, et sa peine. Ainsi que la folie qui rentrait lentement dans ses veines. Un cri de rage lui échappa, et lorsque sa mère ouvrit la porte de sa chambre pour voir ce qui se passait, et Reiko cachée derrière sa jambe, un sourire complétement faux étira ses lèvres. « Soraru ! Qu’est-ce que tu fais ! Mais… Ta main ! Tu saignes ! » Elle accourra vers sa fille et se mit à genoux devant elle pour regarder l’état de la blessure. Et Reiko resta à l’extérieur, fixant sa jumelle avec de grands yeux étonnés. Elle sentait la douleur de Soraru dans tout l’air de la chambre. Et pleins de questions agitaient sa tête blonde…

Cinq ans plus tard. Seize novembre. - « Maman ! Maman ! J’ai réussie ! » La voix joyeuse de Soraru résonna dans toute la maison. La jeune fille descendit les escaliers quatre à quatre et s’arreta dans le salon ou se trouvait sa mère. Relevant la tête de son plan de travail, la mère souri et ria. « Eh bien ! Montre-moi ! » Soraru se jeta sur le canapé, et mit un coussin par terre. Haussant un sourcil, l’adulte de la maison regarda attentivement sa progéniture. Se mettant en face de son coussin, la petite blonde ferma les yeux quelques instants et leva la main en avant. Dans sa tête, elle s’imagina une plaine verte et calme… Ou soudain l’orage s’abattait sur la terre sèche. Rouvrant soudainement les yeux, elle bougea la main, et le coussin suivit son mouvement. Elle fit faire un cercle à l’objet, et secoua un grand coup la main. Le pauvre coussin partit s’écraser contre un mur dans un bruit mat. Sa mère eut un sursaut et lâcha son couteau. Elle fronça les sourcils quelques instants et récupéra maladroitement son couteau de cuisine, avant de se remettre à son plat. « C’est bien ma chérie, c’est bien. » La jeune fille resta figée devant sa mère, les yeux écarquillés. Ces derniers se mirent a briller de larmes. Maintenant plus de six ans qu’elle se battait pour réussir ça, et tout ce qu’elle avait le droit, c’est un “ C’est bien. ” ?! Elle fit demi-tour et monta les escaliers. « Je vais faire mes devoirs. »

Environ un mois plus tard. Treize janvier. - « Bon anniversaire Reiko ! » Toute la famille était réunie dans le salon, les grands-parents, les cousins, les oncles, les tantes… Tous. Reiko et sa mère était en face d’un énorme gâteau, sur lequel trônait dix bougies. La pré adolescente souffla sur ses bougies avec ardeur. Des applaudissements s’élevèrent. Puis quelqu’un posa la question fatale. « Mais où est Soraru ? » Reiko pencha la tête et ouvrit la bouche pour répondre, mais sa mère la coupa bien vite. « Elle est partie fêter son anniversaire avec des amies. » L’excuse semblait valable, étant donné que tout le monde connaissait la haine qu’éprouvait la jeune fille envers sa famille. Logique qu’elle ne veuille pas passer son anniversaire avec les autres. Mais en réalité, la jeune fille était enfermée dans sa chambre. Impossible de la faire sortir. La mère avait lancé un sort d’insonorisation, pour empêcher les bruits de fracas d’arriver aux oreilles des parents.

A l’intérieur, le noir régnait. Virevoltant, Soraru leva un bras et fixa un vase. Elle ferma violemment la main, et l’objet éclata dans un bruit violent. Quelques secondes plus tard, elle se jeta vers son lit et leva à nouveau le bras. Le matelas se souleva dans les airs, et lança son bras vers le mur, ou le matelas alla s’écraser quelques instants après. Elle chantait à tue-tête, sa voix se brisant a certains moments. La chambre était ravagée, mais la jeune fille s’en foutait. Elle s’épuisait comme a depuis huit heures ce matin. Tout était cassée, ou bien loin de sa place. Haussant à nouveau la voix, elle fit éclater trois verres qui étaient sur son bureau, alors que ce dernier craqua, avant de carrément s’écrouler. Elle s’arrêta quelques secondes et fixa sa main droite. Cette dernière était complétement en sang. Un sourire de folle étira ses lèvres, puis elle sortit soudainement de la chambre. Sa voix monta à nouveau, continuant à chanter. Elle descendit les escaliers en laissant glisser sa main sur le mur. Une longue trainée de sang se forma. Plusieurs cris retentirent dans le salon en bas. Soraru arriva en bas en sautillant, puis fit voler les couteaux de cuisine de sa mère, qui allèrent tous se planter dans le gâteau rouge. « SORARU ARRETE ! » C’était sa sœur qui avait criée. La jumelle s’arrêta dans son mouvement, et son sourire de dément s’élargit. Elle pencha la tête sur le côté et avança doucement vers sa sœur. « Peten shi ga warau koro ni yasui fukō jiman de o namida chōdai. peten shi ga warau koto ni wameku kichigai zen'nin pyua na jingai ! » Recommença-t-elle à chanter. Puis alors qu’elle était à quelques centimètres de sa sœur, elle se mit à hurler, et prit un couteau qui était dans le gâteau et le planta a à peine quelques millimètres de la tête de sa jumelle. « MEURS ! » Des larmes coulèrent lentement sur les joues de la folle. Puis elle tomba par terre dans un bruit mat, les yeux clos, et la respiration haletante.

Trois ans plus tard. Huit juillet. - « VOS GUEULES PUTAIN ! » L’adolescent tournait en rond dans sa chambre blanche. De l’autre côté du mur, une femme hurlait à la mort. Soraru ne pouvait rien faire à part marcher. Encore et toujours marcher. Ils lui avaient attachés les mains dans le dos, depuis la dernière fois ou elle s’était mise à tout saccager dans le réfectoire, et qu’elle s’était défoncée les mains sur la porte en fer de sa chambre. « TA GUEULE SALOPE ! » Elle savait que si elle continuait à crier, ils allaient venir. Et ils allaient surement la piquer, comme d’habitude. Comme presque chaque soir. Pour qu’elle dorme. S’énervant soudainement Soraru tira sur ses liens pour essayer de les déchirer. Mais tout ce qu’elle faisait, c’était enfoncer encore plus profondément la corde dans sa chair. Elle avait la rage aux dents, et elle ne pouvait se taire. « MERDE MAIS FERME LA JE VAIS TE DEFONCER ! » Le buste en avant, elle hurlait comme une folle. Une folle. C’est ce qu’elle était après tout. Elle tira un coup sec sur ses liens qui cédèrent soudainement. Juste après, le seul objet de la pièce qu’était le lit alla s’écraser sur la porte. « JE VAIS TE TUER ! » Elle fonça sur le mur et se mit à frapper dedans de toutes ses forces. Des traces de sang tachèrent le mur d’un blanc pur. Quelqu’un tenta d’ouvrir la porte de la chambre, mais elle était bloquée par le lit. Une voix depuis derrière le mur semblait s’évertuer à calmer la patiente. « Soraru ! Calme-toi ! C’est rien, ça va passer ! » Mais elle n’écoutait rien, elle frappait toujours plus fort. Soudainement la porte s’ouvrit, et quelqu’un se jeta sur l’adolescente puis enfonça une aiguille dans son bras, injectant un calmant. Elle criait d’une voix aigüe, à en percer les tympans. S’agitant dans tous les sens, elle se mit à pleurer. Sa voix se brisa soudainement, et sa respiration se calma, jusqu’à qu’elle ferme les yeux. Déjà deux infirmiers rentrèrent dans la chambre, l’un soignant les plaies qu’elle c’était fait, et l’autre remettant le lit en place. Le médecin prit sa patiente dans les bras et la posa sur le lit. Juste après, ils s’éclipsèrent. Sur la feuille de soins accrochée de l’autre côté de la porte, il marqua en gros “ A ne approcher sans autorisation du docteur Altery. Patiente dangereuse. ”

Deux ans plus tard. Vingt-cinq avril. - « Alerte générale ! Une patiente c’est échappée ! Tirez à vue, elle est extrêmement dangereuse ! » Leur échapper. Vite. Courir à travers les balles. Elle courrait à travers les couloirs, à en perdre haleine. Quand un infirmier s’interposai, elle n’hésitais pas à l’écraser contre un mur, et le ruer de coup jusqu’au sang, et même des fois jusqu’au sang. L’adrénaline qui agitait ses veines était tellement agréable… A chaque coup de pied, de poing, ou même à chaque fois qu’elle entendait des cris de douleur, à chaque fois, son pouls accélérait, jusqu’à devenir presque insoutenable. Chaque pas lui défonçait les genoux, tellement elle martelait le sol, mais elle s’en fichait. Tant qu’elle sortait de là. Elle ne comptait plus le nombre de piqûres qu’elle a pu avoir dans le bras, le nombre de fois où on l’a laissée attacher à un lit, pour éviter qu’elle ne frappe. Depuis un an et demi, on ne la nourrissait plus qu’en perfusion, endormie, et lorsqu’elle sortait, c’était seule, et accompagnée de minimum deux gardes armés. Mais aujourd’hui, ils avaient relâchés leur attention. Un infirmier venu pour l’endormir. Venu seul. Et qui avait oublié de refermer la porte à clé. Ou qui avait bien trop peur de la fermer. Elle ne se rappelle plus ce qu’elle a fait. Peut-être lui a-t-elle plantée son aiguille dans le bras. Peut-être l’a-t-elle tuée. Tous les choix s’ouvraient à elle après tout.

Au fur et à mesure qu’elle passait les portes, elle ne reconnaissait plus son environnement. Elle se retrouva soudainement face à face avec un garde armé. Elle fronça les sourcils et fonça tout droit. Elle l’effleura à peine, et évita agilement la balle. Elle ferma simplement son poing, tête basse et le sang gicla. La tête du garde avait littéralement éclaté. Elle releva la tête et élargit son sourire. « Tuer. » Puis elle reprit sa course. Chaque infirmier qu’elle croisait partait en courant en hurlant comme des fillettes. « Ne vous approchez plus de la patiente ! « Ne vous approchez plus de la patiente ! Je répète ! Ne vous approchez plus de la patiente ! » Hurlait le haut-parleur. Ils avaient peur d’elle. Tous. Tout le monde avait peur d’appuyer sur la détente. Tout le monde avait peur de mourir. L’humanité est tellement débile. Soudainement, elle eut la nuit. En face d’elle, la lune s’élevait, sa lueur rassurante illuminant le jardin des plantes. Son sourire s’effaça lentement, laissant place à un visage émerveillé. Depuis combien de temps n’avait-elle pas vu la lune maintenant ? Elle ne comptait plus les années maintenant. Tout ce qu’elle savait, c’est que ça faisait trop longtemps. Ses yeux se fermèrent en sentant l’air sur son visage. « Enfin. » Pour une fois, elle n’avait plus l’air d’une folle, si l’on oubliait le sang tout le long de ses bras et de ses pieds.

Mais de soudains coups de feu la firent sursauter. Elle se retourna et hurla de rage. Depuis le haut des marches de l’entrée, deux gardes tiraient à vue. Un projecteur illumina brusquement l’endroit où se trouvait l’adolescente, qui plissa le nez. Il n’y avait plus qu’une barrière qui la séparait de la liberté. Elle prit une porte en main, et se concentra dessus. Un nouveau cri de haine lui échappa et elle tira de toutes ses forces dessus. Un gros “ Crac ” se fit entendre, et quelques secondes après, la porte céda. Elle la fit s’écraser dans l’entrée. Et elle repartit dans sa course folle. Mais cette fois-ci, elle était libre.

Vingt-six avril. - « Une folle échappée d’un hôpital psychiatrique. Six morts, vingt blessés. Quel carnage. » Reiko fixa le journal qui était en face d’elle, les yeux dans le vague. Alors qu’elle put refaire le focus sur les lettres, elle recommença sa lecture. Et ses pires craintes se réalisèrent. « Maman ! C’est Soraru ! » L’interpellé sortit la tête de sa vaisselle, et fronça les sourcils. « C’est elle qui… ? » Reiko hocha tristement la tête. Six morts… Quand même, ce n’est pas rien. Un long soupir lui échappa. Et si elle revenait à la maison ? Et si elle essayait de rajouter deux morts à son palmarès ? Un frisson lui traversa le dos. Elle se rappellera toujours de ce jour ou le sang avait taché les murs de la maison. Ou elle avait fait taire les invités, ou malgré que sa jumelle soit au sol, elle l’avait quand même enlacé. Elle n’avait pas vu que de la folie dans son regard, mais aussi de la haine, et du désespoir. Comment une personne pouvait dériver comme ça ? Toujours des questions sans réponses. Cinq ans qu’elle n’avait pas revu sa sœur. Et elle ne savait pas vraiment si elle voulait que ça change. « Maman. Tu crois que… Elle va revenir ? » La mère ne répondit pas, fermant encore plus son visage. Une éventualité effectivement. Peur. Elle le pressentait. Elle allait surement revenir.

« Je n’ai pas peur. Allez, bouge-toi de m’implanter cette saloperie ! » Soraru jeta un regard furieux au vendeur. De plus, l’arme pointée sur sa tempe ne l’aidait pas à être objectif. « Bien, bien ! Ne tirez surtout pas ! » Les sourcils froncés, le vendeur prit la pierre, et la fixa quelques secondes. Ou avait-elle bien pu récupérer ça ?! La LHC, interdite à la vente, et surtout à l’utilisation. Déjà que son utilisation était dangereuse, alors en plus à une gamine de quinze ans ! Mais quelle idée… De toute façon, il n’avait pas le choix. C’était la mort de cette enfant déglinguée mentale, ou sa vie. Et il se dit que sa vie vaudrait bien plus que celle de Soraru. Il avait une femme, certes une vraie salope qui le rendait cocu, et deux enfants qu’il haïssait plus que tout. Il fit un geste qu’il allait regretter. Il implanta la pierre dans son corps, malgré les barrières dans sa tête.

Vingt-huit avril. - Plus rien n’échapperait à sa folie meurtrière désormais. Les mains dans les poches d’un sweat noir et blanc à capuche, elle traversait les rues bondées de Magnolia. Elle avait la mâchoire serrée, et les poings qui tremblaient. L’implantation avait été plus douloureuse qu’elle aurait pu le penser. Elle avait dut rester une journée entière couchée, a tenter de calmer sa douleur. Aujourd’hui encore, la souffrance lui traversait les veines, et faisait régulièrement tressaillir un de ses muscles endoloris. De longs cernes marquaient son visage, manquant énormément de sommeil. La nuit avait été longue… Elle cherchait une maison en particulier. Mais elle ne se souvenait plus de comment y aller. Alors elle se laissait guider par son instinct. Une rue lui raviva soudainement la mémoire. Elle se rappelait qu’elle passait régulièrement par-là, lors de ses escapades nocturnes. Un sourire particulier étira ses lèvres, un mélange de nostalgie et de sadisme. La maison était donc tout près. Elle accéléra le pas et traversa la ruelle sombre. Elle se rappelait de tout. De là ou se trouvait le clochard qui lui souriait tout le temps sans rien lui demander, jusqu’au chat blanc et roux qui attendait toujours en haut des immeubles. Pas de clochard, mais une tache de sang imprégnée au sol et aux murs. Pas de chat, mais des fleurs aux balcons. Elle fronça les sourcils et se mit à courir. Elle ne voulait plus de ces souvenirs trop douloureux. Car quand elle s’échappait de la maison, c’était toujours quand sa mère la gavait trop, ou que sa sœur devenait carrément exécrable. Ses jambes la faisaient souffrir, et un long frisson lui secoua l’échine. Mais elle arriva soudainement face à quelque chose. Une maison. Imposante. Trop imposante. Elle lui sauta à la figure, et elle vi soudainement son monde devenir noir et blanc. Figée en face de la bâtisse, elle desserra les poings. « Merde… La maison… » Elle fit un pas. Puis deux. Puis dix. Jusqu’à frapper à la porte. Une voix aigue répondit derrière. « Qui est là ?! » Soraru voulut que la méfiance de cette femme s’envole. Elle ne pourrait jamais entrer sinon. Mais aucun moyen de trouver une solution. Alors Plan B… On défonce tout.

Elle effleura la porte de la maison. Sa main partit en arrière, et la porte suivi son mouvement. Un cri de frayeur résonna dans toute la maison. Soraru n’hésita même pas trente secondes, et prit sa sœur par la gorge. Ses doigts s’enfoncèrent dans la chair trop tendre. Elle plongea sa main dans sa poche, et en ressortit un Desert Eagle. Son sourire qui avait disparu reprit place sur ses lèvres, et elle approcha ses lèvres de l’oreille de Reiko. « Vous m’avez enfermées pendant cinq ans… Maintenant, c’est à toi de payer. » Une détonation éclata dans le silence de la rue. La jeune femme sentit le sang éclabousser sa main agrippée à l’arme. La jumelle écarquilla les yeux et ouvra la bouche à la recherche d’air. Dans la rue derrière, un hurlement échappa à une femme qui avait vu toute la scène. Soraru lâcha le cœur de sa sœur et elle jeta la main en arrière. « Adieu. » Elle monta l’escalier, sur laquelle la trainée de sang n’avait pu être enlevée. Ou n’avait pas voulu. En haut, elle entendit le cliquètement d’une serrure qui se ferme. La jeune femme ne fut pas arrêter pour autant. Elle colla sa main à la porte close, et prit une voix enfantine. « Maman ! Maman ! J’ai réussie ! Je me suis échappée, j’ai survécu à tellement de choses ! Tu peux être fière de moi, n’est-ce pas maman ? » Sa voix prit soudainement un ton sec. « J’ai tué ma sœur, j’ai eu le courage d’implanter cette saloperie de Lachryma dans le corps. Dit maman… Est-ce que tu as peur maman ? Est-ce que tu as peur de la mort qui arrive ? Peut-être veux-tu que je te laisse seule. Et que tu retrouves le cadavre de Reiko en sortant de ta prison dorée… Dit maman. Je vais te massacrer maman. » La porte s’ouvrit violemment et elle découvrit sa mère figée en face de la porte défoncée. « Bonjour maman. Je suis revenue à la maison. » Elle rangea son arme et souri normalement. Comme une jeune fille qui reviendrait de l’école.

Elle fixa son œuvre. Son ancienne chambre n’avait pas changée de comme elle l’avait laissée, sauf qu’elle était encore plus tachée de sang. Au milieu de la pièce, trônait le buste d’un cadavre, ouvert tout le long des côtes, le colon sortit et le cœur arraché, posé a quelques centimètres du cou privé de sa tête. Cette dernière était sur le bord du lit renversé, les yeux crevés, et la bouche complétement ouverte et défoncée. Le reste du corps était éparpillé un peu partout dans la chambre… Soraru était quant à elle assise contre un mur, les yeux vides, un sourire enfantin collé sur le visage et les mains sur les joues. Et elle chantonnait doucement... « Peten shi ga warau koro ni yasui fukō jiman de o namida chōdai. peten shi ga warau koto ni wameku kichigai zen'nin pyua na jingai... »

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